La vaste gamme des ralentisseurs dans toutes leurs diversités

On appelle ralentisseur de vitesse toute surélévation effectuée sur la chaussée, dans le but de contraindre les conducteurs de véhicules à réduire leurs élans, afin de se conformer aux règles qui limitent la vitesse maximale sur une voie. Il en existe deux catégories : la première englobe les ralentisseurs routiers de type plateaux, dos d’âne ou cassis. Ils sont généralement implantés à la fois sur les voies privées et publiques. La deuxième catégorie concerne les coussins berlinois, dont l’usage est confiné à l’intérieur des agglomérations.

Les différents types de ralentisseurs : formes et matériaux

Il existe de nombreux modèles, à savoir les ralentisseurs cassis, ralentisseurs gendarme couché, ralentisseurs jaunes et noirs, ralentisseurs caoutchouc routiers, dos d’âne caoutchouc, ralentisseurs en plastique, ralentisseurs plastiques, ralentisseurs caoutchouc, plateaux ralentisseurs, ralentisseurs coussin lyonnais, ralentisseurs lyonnais, coussin berlinois, ralentisseurs berlinois, ralentisseurs coussin berlinois, coussins berlinois béton… Toutes ces appellations sont utilisées pour désigner différents types de ralentisseurs. En effet, parmi les ralentisseurs routiers, le dos d’âne est le plus connu et le plus ancien. C’est une surélévation faite sur la chaussée. Dans le langage populaire en France, ses autres appellations sont gendarme couché ou ralentisseur cassis. Le dos d’âne mesure 10 cm de hauteur sur une longueur de 4 m. L’aménagement d’un passage pour piétons n’est pas autorisé sur ce type de ralentisseur. Mais vous pouvez en aménager un après celui-ci. Il existe d’autres catégories de dos d’âne, appelés trapézoïdal ou plateau. C’est aussi une surélévation de 10 cm de hauteur, mais dont la longueur varie entre 2,5 et 4 m. Le coussin, que l’on désigne généralement par le terme coussin berlinois, est le deuxième type de ralentisseur routier. Son apparition est très récente. Résultat de l’innovation en matière de limitation de vitesse, le coussin apparait comme une forme variée du dos d’âne. D’une hauteur comprise entre 6 et 7 cm, le coussin a une largeur d’environ 1,80 m. Son implantation est surtout recommandée en zone 30, pour les véhicules légers. Mais les véhicules à deux roues peuvent aisément passer aux abords du coussin sur des espaces aménagés à cet effet. La bande sonore est un autre type de ralentisseur routier. Perpendiculaire, elle a généralement l’aspect d’un dos d’âne, bien que sa hauteur soit plus fine, d’environ 1 cm sur une largeur de 50 cm. Les bandes sonores sont généralement disposées par groupes de trois ou six. Elles ont pour but d’attirer l’attention du conducteur sur la nécessité de réduire sa vitesse. Enfin, le créneau, la chicane et l’écluse sont aussi d’autres types de ralentisseurs utilisés pour combattre l’excès de vitesse sur certains axes. Les chicanes sont des déformations volontaires de la chaussée par endroits. Elles ont pour but de dévier la trajectoire des conducteurs pour les forcer à ralentir, surtout aux abords des écoles. En remplaçant une voie en ligne droite par des chicanes d’environ 50 m de longueur, l’on oblige le conducteur à réduire sa vitesse, du fait de l’étroitesse de la partie restante et des nombreux tournants que ce dernier doit prendre. En fin de compte, ces ralentisseurs assurent à la fois, la sécurité du conducteur et celle des piétons, qui veulent traverser la route. L’écluse est un ralentisseur de vitesse qui consiste à réduire la chaussée en créant des avancées de trottoir sur environ 3,50 m. Ces envahissements de la chaussée contraignent les conducteurs à réduire leurs vitesses et parfois même à s’arrêter pour laisser passer le véhicule venant en sens contraire. En général, une écluse ne laisse passer qu’un seul véhicule. Pendant ce temps, les autres sont contraints d’attendre. La double écluse quant à elle est une autre forme variée de la chicane. Elle est constituée d’avancées de trottoirs placées à droite et à gauche, sur une distance d’environ 40 mètres.

Les ralentisseurs modulables et monoblocs

Les ralentisseurs modulables et monoblocs sont des dispositifs fabriqués en caoutchouc ou en acier. Ces équipements sont fabriqués à l’aide de matériaux d’origine et très résistants. Les ralentisseurs monoblocs servent à limiter la vitesse en zones privatives à l’instar des espaces privés, parkings, entrées des hôpitaux, garages, centres commerciaux, entrepôts ou encore stations-services.

Souvent de couleur jaune et noire, ils sont composés de réflecteurs, câbles et bandes réfléchissantes. Ils peuvent résister aux charges allant jusqu’à 40 tonnes, aux graisses et aux acides. Fournis avec des fixations sur le béton ou le goudron, les ralentisseurs modulables ou monoblocs ne doivent pas être laissés au contact des hydrocarbures. Les avantages de ce type de ralentisseur sont nombreux. Le premier, c’est une visibilité parfaite du dispositif, de jour comme de nuit. Cette visibilité est accentuée de bandes réfléchissantes de couleur jaune et noire. Par ailleurs, l’excellent travail de finition réalisé par les fabricants rend plus confortable le franchissement de ces obstacles. En plus, l’aspect granuleux de la surface des ralentisseurs modulables et monoblocs favorise une meilleure accroche entre les pneus du véhicule et le ralentisseur. Le dispositif résiste parfaitement aux intempéries, à la saleté et à la lumière, ce qui renforce la durabilité de ces équipements. Les ralentisseurs modulables, monoblocs et pour zones privées font partie de cette catégorie.

Les dos d’âne, ralentisseurs goudron, béton, trapézoïdaux et enrobés

L’usage des ralentisseurs de type dos d’âne et trapézoïdal est réglementé par le décret n°94-447 du 27 mai 1994. On regroupe différents types de ralentisseurs dans cette catégorie. On peut citer entre autres les ralentisseurs de type dos d’âne, les ralentisseurs en béton, les ralentisseurs en goudron, les ralentisseurs enrobés, les ralentisseurs trapézoïdaux. Les dos d’ânes et les plateaux trapézoïdaux font l’objet de certification selon la norme NF P 98-300, qui définit non seulement leur fabrication, les caractéristiques géométriques ainsi que leur implantation.

En effet, selon la réglementation, ce type de ralentisseur doit se trouver à l’intérieur des agglomérations, sur les aires de repos situés aux abords des routes, des autoroutes et en zone 30. En outre, les ralentisseurs de type trapézoïdaux sont munis de passages piétons, ce qui n’est pas le cas pour les dos d’ânes sur lesquels il est strictement interdit de mettre les passages piétons. Outre que leur implantation doit être perpendiculaire à la chaussée, les ralentisseurs doivent être signalés par les panneaux routiers et les marquages bien visibles de jour et de nuit. Il est strictement interdit d’implanter ce type de ralentisseurs sur une route où passe plus de 3000 véhicules par jour, sur une route destinée au transport public de personnes, à l’entrée d’une agglomération ou d’une section de route dont la vitesse maximum est limitée à 70 km/h, à l’intérieur ou à la sortie d’un virage ou d’un ouvrage d’art.

Ces ralentisseurs sont réalisés à partir d’un mélange de caoutchouc recyclé et d’origine, à partir d’enrobé ou de béton. En ce qui concerne les ralentisseurs de type plateaux, ils n’obéissent à aucune réglementation, ni norme applicable à ce type de ralentisseurs. Les plateaux sont des dispositifs surélevés qui occupent la chaussée d’un bout à l’autre. Cependant, quelques recommandations techniques ont été fixées par le CERTU. Selon ces recommandations, il ressort que l’usage des ralentisseurs de type plateau doit être réservé en zone urbaine, aux routes sur lesquelles les poids lourds et véhicules de transport en commun circulent. On peut aussi les implanter sur les routes où la vitesse est limitée à 50 km/h ou en zone 30. La fabrication des plateaux se fait généralement à l’aide d’enrobés. Mais on peut également trouver des plateaux faits en pavés, caoutchouc ou béton.

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Les ralentisseurs et leurs accessoires

Les ralentisseurs peuvent être munis de certains accessoires indispensables à leur bon fonctionnement. C’est le cas par exemple des ralentisseurs trompe l’œil, qui donnent l’illusion que la chaussée est rétrécie, obligeant ainsi l’automobiliste à ralentir. Les ralentisseurs bande rugueuse, pour leur part, ressemblent à des dos d’âne, mais leur aspect est plus fin. Leur rôle est de marquer l’esprit du conducteur à cause du bruit que font les roues à leur franchissement.

Tout comme les ralentisseurs bande rugueuse, les ralentisseurs bande sonore sont des bandes fines, d’environ 1 cm de hauteur. Ils émettent un bruit au passage d’un véhicule. Les ralentisseurs lumineux sont constitués de feux de signalisation qui permettent de réguler la circulation dans certains carrefours et axes routiers. Les ralentisseurs de type chicane sont des avancées de trottoir. Ils sont volontairement construits pour obliger les conducteurs à freiner aux abords des écoles ou hôpitaux. Les ralentisseurs de type écluse sont une forme variée du précédent dispositif. Ils remplissent les mêmes fonctions.